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La mobilité électrique sur la route de l’avenir

La mobilité électrique offre des solutions écologiques et économiques pour se déplacer, en fonction de ses activités et de ses besoins. De plus en plus plébiscitée par les particuliers, les professionnels et les collectivités territoriales, cette technologie dite « propre » prend son envol depuis quelques années.

Le véhicule électrique, c’est :

Pas si cher !

  • Économies : 2 à 3 € pour 100 km contre 6 à 8 € pour un véhicule thermique*
  • Aides : jusqu’à 11 000 € d’aides de l’État à l’achat

Pas si compliqué !

  • Charge : Recharge à domicile ou dans l’une des 27 600 bornes publiques
  • Autonomie : Entre 200 et 600 km d’autonomie, selon le modèle
  • Entretien : Un moteur plus simple (moins de pièces) et plus durable que le moteur thermique

Plus écologique !

  • Propre : 2 à 6 fois moins polluant qu’un véhicule thermique* sur l’ensemble de son cycle de vie
  • Recyclable : 80 % des composants des batteries lithium déjà recyclables

Plus silencieux !

56 décibels** en ville, soit l’équivalent du bruit d’un lave-vaisselle

*essence ou diesel
** niveau sonore minimum imposé par l’UE depuis le 1er juillet 2019 pour des raisons de sécurité

Les chiffres à retenir

42 764 voitures électriques immatriculées en France en 2019
13 965 deux-roues électriques immatriculés
7 9658 véhicules légers immatriculés
18 582 véhicules électriques rechargeables immatriculés

L’État s’engage pour le véhicule électrique

La Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) fixe un objectif de 660 000 voitures électriques et 500 000 voitures hybrides rechargeables en circulation à fin 2023 en France.
La PPE estime ainsi que l’électrique pourrait représenter 27 % des immatriculations de voitures particulières en 2028 et 24 % sur le segment des utilitaires. L’hybride rechargeable représenterait, quant à lui, 11 % des immatriculations.

En France, le secteur des transports est responsable de 38 % des émissions de CO2. « L’urgence climatique appelle à changer nos comportements et à nous déplacer différemment. Pour réduire l’impact des transports sur l’environnement et opérer une transition vers une mobilité plus durable, plus sobre et plus propre, le Gouvernement s’engage notamment dans le développement de la mobilité électrique », explique le ministère de la transition écologique et solidaire.

À ce titre, l’État se dote de nombreux outils, parmi lesquels la loi d’orientation des mobilités, qui s’inscrit dans l’agenda ambitieux de l’Accord de Paris et du Plan climat. Elle fixe comme objectif la fin de la vente de voitures particulières et de véhicules utilitaires légers neufs utilisant des énergies fossiles d’ici à 2040.

Des outils concrets viennent accompagner l’engagement de l’État en faveur de la mobilité propre, tels que la prime à la conversion, le bonus écologique et la possibilité offerte à tous de recharger son véhicule électrique sur l’ensemble du territoire, en multipliant par 4 d’ici 2022 les points de recharge : équipement obligatoire dans certains parkings, simplification et renforcement du droit à la prise pour les parkings d’immeubles collectifs, diminution forte du coût d’installation…
« Pour garantir cette transition vers la mobilité électrique, l’État mobilise également la filière automobile, qui s’est engagée à travers son contrat stratégique 2018-2022 à multiplier par 5 d’ici 2022 les ventes annuelles de véhicules 100 % électriques et à garantir un ratio d’une borne de recharge pour dix véhicules en circulation (soit 100 000 bornes en 2022 si la filière tient ses objectifs de vente de véhicules électriques et hybrides rechargeables – cible à un million de véhicules en circulation en 2022). »

Aides à l’achat : mode d’emploi

Bonus écologique 

En choisissant un véhicule électrique plutôt qu’un modèle thermique, vous bénéficiez du Bonus écologique. Vous pouvez ainsi recevoir jusqu’à 6 000 € en choisissant une citadine électrique. La plupart du temps, cette aide est directement déduite de votre facture par le concessionnaire. Si celui-ci n’en a pas fait l’avance, elle vous sera remboursée après en avoir fait la demande auprès de l’Agence de Services et de Paiement (ASP).

A contrario, les personnes achetant un véhicule thermique émettant plus de 110g de CO2/km paient le malus écologique, une taxe calculée sur les émissions de CO2 du modèle choisi qui permet de financer le bonus écologique.

Attention : Les hybrides rechargeables ne sont pas éligibles au bonus écologique.

Prime à la conversion 

Vous pouvez bénéficier de cette aide lors de l’acquisition d’un véhicule électrique, qu’il soit neuf ou d’occasion, à condition de mettre à la casse un modèle diesel ou essence plus ancien.

Plusieurs conditions s’appliquent au véhicule mis au rebut auprès d’un centre « Véhicule Hors d’Usage » agréé. Il doit s’agir d’une voiture dont le poids total autorisé en charge ne dépasse pas 3,5 tonnes, acquis depuis plus d’un an et toujours faire l’objet d’un contrat d’assurance. Il doit être soit :

  • un véhicule diesel immatriculé pour la première fois avant 2001, ou 2006 si le foyer fiscal est non imposable,
  • un véhicule essence immatriculé avant 1997.

Le montant de l’aide varie en fonction du statut du demandeur, qu’il s’agisse d’une personne morale (entreprises, associations ou collectivités) ou d’une personne individuelle. Dans ce cas, l’aide est doublée et peut atteindre 5 000 € (dans la limite de 80 % du prix d’achat TTC) si le revenu fiscal de référence (RFR) est inférieur à 6 300 € par part ou bien s’il est inférieur à 14 389 € et si l’une des deux conditions suivantes est respectée : 

  • le lieu de travail se situe à plus de 30 kilomètres du domicile
  • le demandeur parcourt plus de 12 000 kilomètres par an avec son véhicule personnel dans le cadre de son activité professionnelle.

Pas de carte grise à payer dans certaines régions !
Le prix de la carte grise varie selon les incitations mises en place par les régions. Certaines l’octroient gratuitement pour favoriser les véhicules propres sur leurs territoires. L’exonération du paiement du certificat d’immatriculation peut représenter une centaine d’euros d’économie.

Des aides cumulables
Le bonus écologique et la prime à la conversion sont cumulables. De plus, certaines collectivités locales offrent des subventions dans le cadre d’une politique d’amélioration de la qualité de l’air. 

FAQ : Quid de la recharge à domicile ?

Quelles solutions choisir ?

Deux options sont à votre disposition pour recharger votre voiture électrique chez vous :

  • La prise renforcée est conçue pour la recharge de votre voiture électrique avec un courant d’intensité peu élevée. En général, cette prise électrique doit s’accompagner d’un disjoncteur différentiel adapté. Le temps de recharge est cependant long.
  • La borne de recharge est un coffret de charge mural. Elle offre une recharge plus rapide. En moyenne, la recharge se fait en 7h pour une borne de 3kW, et 3h30 pour une borne de 7kW. L’utilisation d’une borne est recommandée par la plupart des constructeurs d’automobiles car elle offre un niveau de protection maximal pendant la charge du véhicule électrique.

Existent-ils des aides pour installer une borne de recharge chez soi ?

Oui, et cela que vous habitiez une maison individuelle ou un immeuble collectif. 
Les propriétaires d’une résidence principale peuvent bénéficier, en fonction de leur niveau de revenu imposable, de MaPrimeRenov’ ou d’un Crédit d’Impôt, soit une aide d’une montant forfaitaire de 300 €. L’installation doit être réalisée par un installateur qualifié I.R.V.E. (Infrastructure de Recharge pour Véhicules Électriques). Il s’agit d’entreprises d’électricité qui intègrent cette spécialité après avoir suivi une formation spécifique.
Au sein du réseau de professionnels de la rénovation Synerciel, on compte plus d’une centaine d’électriciens I.R.V.E. regroupés au sein d’un club Mobilité Électrique et répartis sur toute la France.

Si vous résidez en copropriété, il est possible d’obtenir une subvention de la part d’ADVENIR, un programme cofinancé par de grands groupes dont EDF, permettant aux résidences collectives de profiter de Primes pour l’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques. Cette aide représente 50 % du prix du matériel et des coûts d’installation hors taxes, dans la limite de 960 €. Elle ne peut vous être proposée que par un installateur qualifié I.R.V.E. et maîtrisant la démarche de prime ADVENIR. Ce dernier pourra déduire le montant de l’aide directement du devis final qu’il vous proposera et engagera les démarches administratives à votre place.
Certaines collectivités offrent également des aides pour l’installation de bornes de recharge en habitat collectif. La Ville de Paris prend ainsi en charge 50 % des coûts, dans la limite de 4 000 €, lorsqu’une copropriété souhaite pré-équiper son parking et jusqu’à 50 % pour l’installation de points de recharge partagés.

Enfin, sachez que de nombreux constructeurs automobiles se sont associés à des installateurs de bornes de recharge et prennent en charge une partie des coûts d’installation.

Encourager et permettre le déploiement des bornes de recharge

L’une des conditions essentielles à l’essor de la mobilité électrique est la disponibilité et la facilité d’utilisation par tous d’infrastructures de recharge. Il existe de plus de plus de points de recharge sur la voirie, dans des parcs de stationnement ou près des magasins de la grande distribution.

Les gouvernements de l’Union Européenne doivent suivre le rythme en augmentant considérablement les investissements dans les infrastructures

 Investir sur le domaine public

En France, il existe une borne de recharge pour 10 voitures électriques. Aujourd’hui, plus de 27 000 points de recharge ouverts au public sont installés en France. Le Gouvernement s’est fixé l’objectif de 7 millions de points de charge publics et privés d’ici 2030. À titre de comparaison, la France compte en 2019 un peu plus de 11 000 stations-services.

Si les IRVE (infrastructures de recharge de véhicules électriques) fleurissent en centre-ville et en périurbain, leur déploiement nécessite d’être conforté et encouragé partout. « Nous offrons à nos clients un choix croissant de voitures à motorisations alternatives. Les gouvernements de l’Union Européenne doivent suivre le rythme en augmentant considérablement les investissements dans les infrastructures », plaide ainsi Carlos Tavares, président de l’ACEA (association des constructeurs européens) et patron de PSA. L’ACEA estime, à ce titre, qu’il y avait moins de 145 000 points de recharge disponibles en Europe en 2018, alors que 2,8 millions seront nécessaires d’ici à 2030.

Le baromètre publié par l’Avere-France (association nationale pour le développement électrique) et Gireve recense près de 28 000 points de recharge ouverts au public sur le territoire (pour près de 200 000 véhicules électriques en circulation), soit une borne pour 7,2 véhicules électriques. 

212 000 bornes privées 

L’autre enjeu se situe directement chez les particuliers, avec le développement des bornes privées qui représentent la majorité des usages quotidiens. Plus de 92 % des Français estiment obligatoire de disposer d’une borne à domicile ou au travail en cas d’achat d’une voiture à batterie.
Selon les estimations de l’Avere, l’Hexagone en compte aujourd’hui 212 000, dont 120 000 en entreprise et 92 000 chez les particuliers. Les constructeurs équipent généralement la plupart des clients particuliers. Des aides à l’installation des bornes existent aussi auprès des collectivités locales ou d’Advenir pilotée par l’Avere-France. 


par synerciel

Publié le 10 mai 2020 —
Mis à jour le 18 mai 2020


TAGS :  Mobilité électrique

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